Femmes de bronzes...
|
|
Pénétrer dans l‘univers artistique de Jean- François Van den Bogaert, c’est se mettre dans la peau d’un spectateur à qui l’on aurait donné le privilège de percevoir l’évidente beauté des femmes, dans les instants dérobés de leur vie quotidienne. Ce qui frappe dans ces nus féminins en bronze, c’est la précision anatomique qui leur confère réalisme et justesse d’expression. «La confiance avec le fondeur est primordiale. Je lui confie une pièce réalisée dans une céramique très fine pour qu’il donne vie à son alter ego en bronze. C’est un exercice très délicat : il va d’abord créer une réplique en cire grâce à un moulage en silicone. Ce modèle éphémère est ensuite plongé dans du plâtre réfractaire puis passé au four : la cire se vaporise créant les volumes vides qui seront occupés par le bronze. |
|
|
Le savoir-faire du fondeur d’art consiste à faire face aux nombreuses difficultés techniques - manque à la coulée, contraction, fragilité des matériaux - afin de restituer toute la finesse des détails. L’expression de mes personnages tient à d’infimes détails comme les commissures des lèvres, le clignement des paupières ou la position des doigts. Les fondeurs d’art des Ateliers France Bronze à Luxeuil savent donner vie aux répliques en bronze de mes sculptures avec une excellente fidélité à la pièce d’origine». Céramique, cire, bronze… chaque femme de Jean- François Van den Bogaert vit ainsi trois vies. Mais ce qui les unit toutes, c’est ce qu’elles nous offrent : un sentiment de douceur, d’harmonie paisible et une beauté qui irradie naturellement sans calcul et sans provocation. Il faut dire que l’artiste a eu le loisir de peaufiner son art : ingénieur de formation, il s’est initié au modelage et à la sculpture avec le sculpteur vendéen Henry MURAIL. Il a ensuite travaillé 30 ans dans l’industrie, réalisant 1 ou 2 pièces par an pendant ses loisirs. |
| En 2005, il quitte son métier pour faire de la sculpture son activité exclusive, doté d’une solide expérience forgée au cours de ces années… et d’un stock de créations en céramique. Si la facture des bronzes de Jean-François Van den Bogaert est plutôt classique, les situations dans lesquelles ses femmes exhibent sans ciller leur féminité, sont résolument contemporaines : l’une se faufile dans une robe fourreau, une autre est assise vêtue uniquement d’une paire d’escarpins, une troisième s’adonne à la contemplation passive sur la plage, d’autres encore sont plongées dans des lectures passionnantes ou s’abandonnent dans des poses lascives… Jean-François Van den Bogaert a aussi créé une série de danseuses. Ici pas de modèle qui prend la pose, l’artiste imprime sur sa rétine des instantanés lors de répétions de l’Opéra du Rhin. Il recrée ensuite l’essence du mouvement en modelant de la cire autour d’une armature de cuivre. En jeté ou en arabesque penchée, ses danseuses évoluent avec grâce et un minimum d’appui au sol. «Je voudrais que mes instantanés fassent comprendre le passé et le futur immédiat du geste». Pari réussi : les danseuses de Jean-François Van den Bogaert sont si légères et si aériennes qu’elles semblent en avoir oublié que leur corps est en bronze. |
|
![]() |
La beauté des femmes est l’un des sourires du monde
Vous pouvez rencontrer l’artiste dans son atelier à Cernay ou peutêtre le croiser en fonderie :
vous le reconnaîtrez, il a un marron en poche, celui qui lui sert de nuancier pour définir minutieusement la couleur des patines de ses bronzes !
Expositions :
- Wesserling au « Musicales du Parc » 7-8-9 et 15-16 octobre 2011
- Nancy, à la Galerie Neuf, du 21 au 28 novembre 2011
- Beaune, à la Chapelle St Etienne du 11 au 20 mai 2012
Jean-François Van den Bogaert
Atelier à Cernay 19 rue Camille Oberreiner
visite sur RDV tél. 06 47 72 16 63
www.vandenbogaert.odexpo.com




