Puissance de la matière brute

Derrière les toiles de Bertrand HIRTH se cachent de longues heures d’une lente maturation, à la recherche du langage de la matière. Il n’est pas rare de le voir déambuler, en quête d’une inspiration, dans une friche industrielle où sommeillent des monstres de béton et de métal corrodé.
Travaillant le mortier au couteau, il décline la grammaire de la matière à l’aide d’un mètre, d’une équerre, d’un compas et de règles graduées. Ses surfaces sont dures et froides comme de l’acier, âpres et rugueuses comme la brique ou la roche et parfois incandescentes comme le métal en fusion.
